Des mythes à défaire
Adopter des comportements qui visent à limiter l’exposition de son entourage à la fumée secondaire est un pas dans la bonne direction. De plus, cela démontre une certaine conscience des risques que cette fumée présente pour la santé. Toutefois, des études indiquent qu’aucune action ne peut éliminer les effets nocifs de la fumée secondaire. La meilleure façon de protéger la santé des gens de notre entourage, c’est de fumer dehors !
Voici quelques mythes sur la fumée secondaire.

La fumée secondaire se répand d'une pièce à une autre, même si la porte de la pièce du fumeur est fermée.
Si la porte de ce «fumoir» est fermée, la fumée secondaire se répandra dans le reste de la maison par le bas des portes, les ouvertures prévues pour la plomberie et le câblage électrique ainsi que les conduits pour le chauffage et la climatisation. La seule façon de protéger les enfants et son entourage de la fumée secondaire, c’est d’aller allumer sa cigarette dehors en s’assurant que la fumée ne peut pas pénétrer à l’intérieur par une ouverture, particulièrement l’été par les fenêtres ouvertes. Si on pense qu’il y a une possibilité que la fumée s’infiltre à l’intérieur, les fumeurs devraient s’éloigner de la maison pour fumer.
* Référence : Santé Canada (2008). Mythe ou réalité? (adaptation)

RÉALITÉ
Vous pourriez penser qu'en ouvrant une fenêtre ou qu'en allumant une hotte ou un ventilateur vous éliminez la fumée d'une pièce ou de votre voiture, mais ce n'est pas le cas.
Malheureusement, des études approfondies ont montré qu'aucun niveau de ventilation ne peut éliminer les effets nocifs de la fumée secondaire. Même avec un système de ventilation commercial, on a évalué qu'il faudrait au-delà de 10 000 changements d'air par heure pour arriver à un niveau de risque acceptable pour la santé. C’est l’équivalent d’une tornade!
De plus, le fait d'ouvrir la fenêtre d'une voiture ou d'une pièce peut entraîner un courant de retour de l'air dans la pièce ou la voiture, et faire revenir la fumée directement sur les enfants et les autres non-fumeurs.
* Référence : Santé Canada (2008). Mythe ou réalité? (adaptation)
** Référence : Guérin, D., Guyon, L., Fournier, M., Gillet, M., Payette, Y. et Laguë, J. (2006). La fumée de tabac secondaire - Effets sur la santé et politiques de contrôle de l’usage du tabac dans les lieux publics. Institut national de santé publique du Québec. Récupéré le 30 septembre 2011. http://www.inspq.qc.ca/publications/liste.asp?NumPublication=487

RÉALITÉ
Les assainisseurs d'air ne font que masquer l'odeur de la fumée, sans toutefois en réduire les méfaits. Même les filtres à air (les purificateurs d'air) ne sont pas suffisants.
La fumée secondaire est composée de particules et de gaz. La plupart des filtres à air sont conçus pour réduire le nombre de fines particules de fumée dans l'air, mais ils n'éliminent pas les gaz. Par conséquent, de nombreux agents cancérigènes présents dans les gaz demeurent et peuvent atteindre les enfants et nuire à leur santé.
* Référence : Santé Canada (2008). Mythe ou réalité? (adaptation)

RÉALITÉ
La nicotine trouvée dans le sang d’une femme enceinte qui fume ou qui est exposée à la fumée secondaire peut traverser le placenta et réduire le débit de sang acheminé au bébé.
Cette nicotine peut affecter le cœur, les poumons, le système digestif et même le système nerveux central du bébé. Le monoxyde de carbone que contient la fumée de cigarette peut nuire à la croissance du bébé et entraîner un poids insuffisant à la naissance.
* Référence : Santé Canada (2008). Mythe ou réalité? (adaptation)

RÉALITÉ
La fumée secondaire cause du tort à la santé de tous, mais elle est particulièrement nocive pour les jeunes enfants.
Comme les enfants respirent plus rapidement que les adultes, ils inhalent donc plus de substances chimiques dangereuses que ces derniers et sont particulièrement vulnérables à la fumée secondaire.
Les bébés qui inspirent de la fumée secondaire risquent davantage de mourir du syndrome de mort subite du nourrisson dans leur lit. Les enfants et les bébés exposés à la fumée souffrent plus souvent de problèmes des voies respiratoires inférieures, comme la toux, la pneumonie, la bronchite et la diphtérie laryngienne. Ils sont plus susceptibles de développer de l’asthme, et ils en souffriront davantage que les enfants de non-fumeurs qui en sont atteints. De plus, la fumée secondaire augmente le nombre d’otites.
* Référence : Santé Canada (2008). Mythe ou réalité? (adaptation)

RÉALITÉ
Beaucoup de parents pensent qu’il est acceptable de fumer lorsque leurs enfants ne sont pas à proximité.
Ce qu'ils ne savent peut-être pas, c'est que la fumée secondaire perdure longtemps dans l’air après qu'une cigarette soit éteinte et peut tout de même affecter la santé de leurs enfants.
* Référence : Santé Canada (2008). Mythe ou réalité? (adaptation)
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